« Quand je serai grand je serai…. », voilà un début de phrase que nous avons tous sûrement eu à prononcer plus jeune; soit parce qu’on répondait à une question posée par un parent, un camarade ou la maîtresse, soit lorsque nous rêvions seul dans notre coin. Certains d’entre nous croyaient durs comme fer à ce qu’ils disaient et ont réellement essayé d’y arriver. Pour d’autres c’était juste un rêve de gosse, rien de plus. Il existe une 3e catégorie, celle qui a compris qu’il fallait choisir entre ce qu’on aime et le paiement des factures! 🙂

Moi quand j’étais « petit », j’avais une vision très précise de ce que je voulais faire. Je voulais être médecin et travailler à MSF (Médecins Sans Frontières)! Comme plan de carrière, on ne peut pas faire plus clair. Ceux qui savent ce que je fais aujourd’hui doivent sûrement se moquer… Pour ceux qui ne le savent pas, on va dire en gros que je bosse dans le conseil et les systèmes d’information. Maintenant vous pouvez vous moquer aussi. 🙂 Alors comment en est-on arrivé là?

Déjà, comment fait-on pour vouloir travailler à MSF à l’âge de 8/9 ans? A cet âge là, et à cette époque là (Nous sommes dans les années 90), en terme de TV, on n’avait qu’une seule option, la CRTV! Donc, pour voir certains programmes qui nous tenaient à cœur, il fallait supporter d’autres qu’on aimait moins, pour ne pas dire pas du tout. Les responsables des programmes avaient réussi à positionner « stratégiquement » (Ca passait avant le film) l’un d’entre eux: Actualités Hebdo! C’est à l’occasion de cette émission et aussi de « Around the World » (un autre programme en anglais) que j’ai découvert MSF; les diverses interventions que je voyais à chaque fois sur les conflits de l’époque ont créé chez moi un déclic et c’est devenu mon rêve de gosse! Pouvoir aider ses semblables à travers son boulot, c’est ce que je voulais faire! Donc quand on me posait la question, je répondais « Je serai Médecin et je travaillerais à Médecin Sans frontière »! Et je le voulais vraiment! Il fallait voir le regard des adultes briller … « Oh que c’est mignon! » devaient ‘ils alors se dire…

msf

Malheureusement pour moi, j’ai très vite (trop vite même) compris que je ne serai jamais médecin! Les 自然科學 (sciences naturelles), c’était comme du 中國 (Chinois) pour moi. Je ne comprenais absolument rien et ne retenais absolument rien. J’ai tenu le coup jusqu’en classe de 4e. En 3e, le nombre de zéros (0/20) que j’ai eu et la détresse que j’ai vue dans le regard de mon prof de sciences m’ont fait définitivement renoncer à cette carrière. J’ai compris que même comme simple vétérinaire, je n’avais aucune chance! Dès lors, je n’ai plus su ce que je voulais faire de ma vie et j’ai juste avancé au pif. D’ailleurs, en Tle, quand il a fallu choisir une université, j’ai choisi l’Université Catholique, pas parce que j’avais un objectif particulier, mais parce que c’est ce qu’avait fait la majorité de mes camarades. Ne vous en faites pas, ce n’est pas ce que je dirais à mes enfants. Je leur expliquerai comment j’avais mûri mon choix pendant des mois! Krkrkrkr!

Mon cas n’est pas le plus risible! Chaque fois que je regarde mon collègue Raoul, je souris en coin! Lui il voulait bosser dans la physique nucléaire… Contrairement à moi, lui au moins avait le minimum de talent, au point où il a commencé l’université à Yaoundé en 1ère année physique… Mais voilà, comme moi, il bosse dans le conseil et les systèmes d’information, et je vous rassure tout de suite, il n’y a pas la physique (encore moins nucléaire) dessus! lol

Mon histoire, l’histoire de Raoul, c’est probablement l’histoire de beaucoup d’entre nous. On a beau avoir des rêves, ou des objectifs, on doit aussi faire avec les réalités de la vie courante, les aléas et les opportunités. Ces réalités peuvent être liées à notre propre personne, ou venir de notre environnement (Tu vas faire physique nucléaire pour travailler où au Cameroun?). Toujours est-il, qu’elles nous amènent à faire des choix et à se retrouver à exercer dans des domaines, des secteurs ou à des postes qu’on n’aurait jamais imaginé.

Mais finalement quoi qu’on se retrouve à faire, je pense que l’essentiel, sera toujours d’aimer ce qu’on fait! L’expérience a prouvé que ce n’est pas parce qu’on n’a jamais rêvé de faire quel que chose, qu’on ne peut pas l’aimer quand on commence à le faire. Je n’ai pas réussi à être médecin, pas grave. J’adore ce que je fais, et surtout à travers KF Heart (La 19e Remise de dons c’est ici), j’ai trouvé un moyen de compenser ce besoin que j’avais de venir en aide aux personnes en difficultés! 🙂

 

En mode « Médecin Sans Frontière » lors de la 4e Remise de Dons KF Heart 🙂

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14 commentaires

  1. Vu la haute qualité de l’article je me disais que mon nom devait sortir quelque part… Cette fois c’est une fois ma photo lol.
    Sinon moi j’ai rêvé comme tout gosse d’être médecin, contrairement à toi j’ai fait la D et j’avais quasiment toujours la meilleure note en chinois. Mais en seconde j’avais déjà ajusté mon rêve et souhaitais être informaticien à Microsoft… Je ne suis pas informaticien aujourd’hui mais beaucoup de gens pensent que je le suis donc mon rêve est réalisé!

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    1. Mdrrrrrrrrrrr!!! @elieko le culte de la personnalité t’avait même fait quoi?!!! Donc si je vois bien, tu avais le même rêve même que moi… En même temps faut reconnaître que « je suis médecin », ça sonne bien dans le taclage de petites!! 🙂 ! Ceci dit, tu es aussi un exemple qu’on peut se retrouver à faire quel que chose et aimer/ exceller sans l’avoir voulu dès le départ!!!

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  2. hahahahahaha!!!! tu as su compenser hin???
    Moi je rêvais de succéder à mon père à la tête de division Nord Cameroun de R.W King… Et puis, j’ai réalisé que le « travail » ne se transmet pas toujours. lol
    Après mon BEPC, je savais ce que je voulais faire COMMUNICATION d’entreprise, j’ai ainsi mis tout en oeuvre pour faire de ce rêve une réalité; mais comme rien ne dépend de nous à 100%, alors que je poursuivais les études de communication en licence, au cours d’une discussion avec mon oncle il me demande pourquoi je vise les entreprises « commerciales » internationales…. j’ai wanda sur lui. C’est alors qu’il m’apprend que la communication pour le développement à le vent en poupe et que je devrais m’y intéresser. Et me voila en plein dedans depuis 08 ans!
    krkrkrkrkr donc objectif atteint!

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      1. Juste savoir, cette vocation est venue d’où? Quel qu’un qui t’as inspiré? Ou c’est juste que depuis que tu es toute petite là, c’est toi qui discute le micro aux fêtes pour parler devant tout le monde?

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      2. depusi ma tendre enfance, j’ai toujours été attirée par les belles lettres car ça me permettait d’exorciser ma timidité. OUI! je suis une grande timide; du coup, j’ai eu ma période poétesse… quand on en vient à se rendre compte que « communiquer est curatif » ça devient une évidence. De plus, on peut le faire et rester dans l’ombre…. Donc JACKPOT. C’est paradoxal tu me diras car vu que je suis Chargée de communication je suis parmi les gens les « plus visibles », je ne mets à la lumière du jour que quand je n’ai pas le choix. 😉

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    1. Hum tu viens parler comme Chouchou ici… Un gars qui voulait être médecin, il finit dans les systèmes d’information… Echec total!! J’ai tellement échoué mon rêve, que même dire à quel qu’un la différence entre l’efferalgan et le doliprane je ne peux pas! #tchoupifail

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