#Theblogcontest Saison 1, épisode 6!

Vous étiez nombreux à voter pour le nouveau thème « L’estime de soi à transmettre aux plus jeunes ». Pour une fois on a échappé à un thème sur le ndolo. 🙂

Quand j’étais plus jeune, ma mère aimait dire à qui voulait l’entendre que j’étais un enfant têtu. Elle n’a pas changé avec les années, vu qu’elle aime toujours le faire. Tous ceux qui l’ont rencontré, peuvent le confirmer (#saboteuseva). Mais vous connaissez les parents et leur forte propension à exagérer les faits. Vous leur dites que vous allez à une fête, et ils s’imaginent que vous allez à une soirée drogue et alcool (ils oublient même que vous êtes au Cameroun et non aux States). D’accord, on ne va pas dire que j’étais un ange, mais j’étais bien placé pour voir qu’il y’avait pire comme enfant et qu’avec moi, ils s’en tiraient plutôt bien. D’ailleurs, loin des regards et si je ne suis pas entrain de la regarder, elle vous murmurera probablement que « Mais c’était un enfant bien quand même ». Et à raison.

Mes années les plus turbulentes, je les ai connues entre 14 et 18 ans. Mais ce n’était pas de ma faute, c’était la puberté qui me dérangeait. Quand j’y repense, j’en souris. J’ai vraiment dérangé. Je vous raconterai peut être ou pas. On verra bien. Mais même dans le dérangement j’ai toujours été attaché à certaines « valeurs » que j’aimerai voir tout jeune avoir et que mes enfants auront, de gré ou de force (en tout cas, façon leur mère va leur fouetter là, ils n’auront pas le choix).

La politesse

« Ecole publique, merci, bonsoir,j’ai mille francs s’il vous plait, excusez moi j’ai oublié de vous dire que j’avais 500, merci ». Je ne sais pas combien de personnes le font. Mais depuis tout petit, je le fais. Même quand j’ai un casque aux oreilles, lorsque quelqu’un entre dans un taxi je prends la peine de couper la musique ou d’enlever le casque pour être certain de pouvoir entendre et répondre à son bonjour s’il le fait. Comme vous vous en doutez, très souvent c’est une perte de temps.

politesse

Crédit Photo: http://maman-chat.com/

Le civisme

Il m’est arrivé souvent de me dire que si la majorité des camerounais faisait, comme moi, preuve d’un minimum de civisme, la vie en société au Cameroun serait meilleure. Nous vivons dans un pays où presque personne ne respecte rien: les feux, les passages cloutés, les priorités, les trottoirs, et j’en passe. Je ne parlerai même pas de tous ces gens qui balancent leurs déchets sur la chaussée à partir de leur voiture, ou dans les caniveaux. Pire encore, je me souviens une fois avoir été hyper choqué de voir les locataires près de chez moi, carrément créer un dépôt d’ordures juste en face de leur immeuble. Et ça, ça arrive partout. C’est à se demander si les gens réfléchissent souvent avant de poser certains actes. Mais voilà, c’est probablement plus facile de faire ça que de marcher quelques mètres pour aller vider sa poubelle au bac à ordures Hysacam qui est en route ou pire d’attendre le passage des camions de collecte d’ordures Hysacam qui en plus prenent la peine de passer au moins une fois par semaine sur notre chemin. Quand j’étais plus jeune, il y’avait pourtant un cours d’instruction/éducation civique. D’ailleurs je n’ai jamais su quelle était la différence entre les deux. Par contre il était très utile. Je ne sais pas si aujourd’hui ces cours sont toujours dispensés, mais espérons que oui. Quand je vois ces adultes qui en route, mettent les enfants du côté de la chaussée pendant qu’eux ils son du côté du trottoir, je me demande si c’est de l’ignorance ou de l’inconscience. 

Le travail

Je suis comme tout le monde. Je n’aime pas travailler. La preuve, me voici qui suit entrain d’écrire l’article du TBC au lieu de travailler. D’ailleurs ça ne date pas d’aujourd’hui. Carole et Blandine peuvent vous raconter le nombre de fois où j’ai copié les devoirs (chers enfants, si vous me lisez, sachez que c’était des cas de forces majeures, en général, je faisais TOUJOURS mes devoirs). Cependant, depuis que j’ai commencé à bosser. Le travail a toujours été ma priorité n° 1. Comme j’aime souvent le dire, si la vie était facile, ça se saurait. Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de pointer tranquillement sa vie travailler à Schlumberger, ou à MTN, etc. Malheureusement pour la plupart des camerounais, il faut souvent travailler longtemps et beaucoup pour des misères. Chaque jour quand je me mets en route 6h du matin. Je reste admiratif de tous ces hommes et femmes, qui dès 5h sont déjà au marché entrain de se battre. Malheureusement nous vivons dans un monde où la répartition des richesses est très inégale. Cela n’empêche que le travail doit rester une valeur à laquelle nous devons être attaché. J’essaie de toujours mettre le travail avant l’argent, ma conviction étant qu’à force de travailler, l’argent viendra seul, même s’il faut reconnaître que parfois ça traine franchement avant d’arriver… 🙂

L’humilité

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Crédit Photo: http://cursus.edu/

S’il fallait en choisir une ce serait l’humilité. C’est à mon sens l’une des vertus les plus importantes qu’on devrait inculquer à des enfants. Depuis toujours, j’essaie de faire preuve d’humilité. J’essaie de ne pas me considérer comme supérieur aux autres, j’essaie d’avoir du respect pour tous ceux qui m’entourent, peu importe leur statut social, leur niveau d’éducation, etc. Je ne sais pas vraiment si j’y arrive, mais j’essaie. J’ai la chance d’avoir un boulot qui me permet de passer parfois d’une vie de galérien  (beignets haricot, les benams) à une vie de luxe (hôtel 5 étoiles, voyage en première classe, etc). Ce qui me permet vraiment de côtoyer des personnes de toutes les classes. D’ailleurs, aussi bizarre que ça puisse paraître, je trouve que de façon générale les personnes les plus humbles sont souvent celles qui ont vraiment réussi financièrement. Vous me direz qu’en même temps c’est plus facile d’être humble quand on a réussi. Lol. Possible. Les personnes que j’admirais justement le plus au collège ou à l’université étaient ces personnes qui malgré des parents super lourds, faisaient preuve de la simplicité la plus totale!

Le travail sur soi

Il n’est jamais trop tard pour changer, il n’est jamais trop tard pour apprendre. Un proverbe chinois dit qu’on ne peut pas changer les autres, mais on peut se changer soi même. Depuis quelques mois (oui seulement depuis quelques mois), j’essaie mettre en pratique cette maxime à laquelle j’adhère. Devenir meilleur devrait toujours être un objectif pour tout le monde. Devenir meilleur pour les autres, mais surtout pour soi. L’objectif n’est pas d’être meilleur que les autres, c’est d’être meilleur que ce que l’on était. C’est quand même terrible les dégâts qu’on peut causer autour de nous à cause de notre attitude, de notre comportement et j’en passe. Ce n’est certes pas la chose la plus facile à faire, mais il faudrait toujours essayer!

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Crédit Photo: qqcitations.com

Je ne sais pas le nombre de fois où j’ai entendu ma mère me dire « Quand tu auras les enfants tu comprendras ». Je n’en ai pas encore, mais je commence déjà à la comprendre. Et effectivement je pense qu’on ne peut pas vraiment comprendre un parent tant qu’on n’a pas de responsabilités. On n’a pas toujours conscience des conséquences psychologiques des actes qu’on pose sur nos parents et je ne sais pas si c’est vraiment possible d’en prendre conscience avant un certain âge. Non je ne crois pas.

Je ne vous cache pas que si on me dit que mes enfants feront les bêtises que j’ai faites, mais aurons ces valeurs auxquelles je suis attachées, alors je signerai tout de suite. De toute façon, il y’a toujours pire!


PS: Hello y’all!! N’oubliez pas que c’est #theblogcontest, donc faites un tour sur les blogs de Armelle, et Elie  pour découvrir leurs textes sur le thème de ce mois! Thx d’avance!! 😉

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24 commentaires

  1. Je dis hein, pourquoi çà fait comme si j’étais la première à commenter ici? Wandayance!

    L’humilité que tu as citée va de pair, à mon sens avec le respect des autres et la tolérance. On accepte mieux ceux qui sont différents de nous si on a appris la tolérance. Elle donne la conscience de notre petitesse et parfois aussi de notre grandeur qui nous commande d’être petit! Oui çà a l’air paradoxal mais je pense que c’est être grand que de savoir se faire petit.

    Une autre valeur à partager avec les jeunes générations serait aussi l’honnêteté en toute circonstance. Ils doivent apprendre à assumer leurs actes bons ou mauvais afin d’en tirer les leçons nécessaires à leur édification personnelle. Celui qui est honnête ne trompera jamais son collègue ou son ami, ne détournera jamais les fonds alloués à un projet, ou bien ne mentira jamais pour avoir une promotion.

    Pour ma part je suis donc d’accord avec toutes les valeurs que tu as choisies parmi tant d’autres. Mais j’ajouterais volontiers, et par-dessus toutes celles-là, La crainte de Dieu. Car quelqu’un qui craint vraiment Dieu hésitera beaucoup avant de poser des actes répréhensibles, et même s’il succombe à la tentation, trouvera la force nécessaire de demander pardon et corriger ce qui peut l’être.
    Didon j’ai trop parlé hein, il n’y a pas un malta bien glacé làààà?

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      1. Loool P2K j’apporte de l’eau à ton moulin en citant Rudyard Kipling « Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître! Penser sans n’être qu’un penseur ».

        Tchoupi ma malta est de quel côté non? Depuis que je parle là????

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  2. Très bel article encore une fois, et aussi belle réaction de Jacinte Valery qui a rajouté des valeurs primordiales, la Tolérance et l’Amour du prochain (et non la Crainte de DIEU). Tout simplement parce que beaucoup de nos nouvelles églises (sans stigmatiser quoi que ce soit) enseignent la Crainte de Dieu mais oublient d’apprendre à leurs adeptes d’aimer leur prochain.

    Pour ma part je rajouterai également le rêve (comme le dit souvent mon grand 9). Oui il faut savoir rêver et surtout se lever chaque jour et aller batailler pour réaliser ses rêves. Tout comme toi, je suis très paresseux mais quand je veux quelque chose, j’y mets de la passion et l’enthousiasme suit (mes ex pourront vous le confirmer). Je pense que beaucoup de nos jeunes aujourd’hui rêvent très peu d’un avenir meilleur pour eux; et malheureusement ceux qui en rêvent, ne se donnent pas les moyens pour les réaliser (et tombent dans la facilité).

    Ce qui m’amène à la dernière valeur à savoir la Méritocratie. Oui j’ai fais l’école primaire catholique et on m’y a appris la Méritocratie. Ce sentiment de fierté lorsque tu réussis à mener à bout un projet, une mission ou une activité avec succès sans avoir triché.

    Enfin, Tchoupi, quand tu dis « le travail sur soi », les jeunes peuvent croire que tu parles de se faroter soi-même hein… looooool et ils te diront que ça c’est trop facile pour eux!!!

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  3. Très bel article sur les valeurs à transmettre aux jeunes. Mais à mon humble (tu vois j’adhère à la valeur d’humilité) avis seul ton dernier point sur le travail sur soi est dans le thème.

    Mais c’est vrai qu’être parent n’est pas facile. Tu inculques des valeurs à tes enfants en espérant qu’une fois lâchés dans le monde ils les gardent et vivent selon elles.

    Bon courage déjà pour ton futur rôle de père

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  4. J’ai lu et rien d’étonnant, j’applaudis. Je m’attaendais à plus détonnant tout de même. Je veux dire : j’ai voté (pour une fois), et coup de maître, « mon thème » a été choisi. Par contre en dehors de l’humilité, les autres valeurs, non moins importantes, ne sont pas extraordinaires. Je veux dire, c’est le b.a. ba que le parent normalement consciencieux inculquerait à ses enfants. Mon fils par exemple, à cinq ans, possède déjà (et j’en suis fière, car il est mon produit), tout ce que tu as cité-là. Ce que j’aurais aimé lire, davantage, ce sont des héritages (de même ordre hein, je ne t’envoie pas dans la magie, lol), qu’on n’aurait peut-être pas inculqués aux enfants d’hier (nos parents), mais qui sont inéluctables au vue des dépravations et déroutes sociales, comportementales, empruntées et presque revendiquées, de plus en plus par nos jeunes maintenant. Je crois, que, comme l’a souligné quelqu’un avant moi, il y a l’éducation spirituelle, oui, mais encore l’ouverture d’esprit et l’appel au discernement. Si aujourd’hui l' »enfant du blanc » à 5 ans s’exprime et développe un exprit d’analyse digne de notre enfant africain de 11 ans, ce n’est pas de la magie. Je vais couper court (enfin, oui, je sais) : l’héritage doit évoluer, autant que la perdition des valeurs va crescendo. Le basique, à mon sens n’est plus suffisant.
    Good job anyway

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    1. A t’on déjà tous ce basique ? Non même pas… Je ne crois pas et c’est ce qui est déroutant ! Avant de courir commençons par marcher… Du moins c’est mon avis. Ce serait bien que nos enfants soient tous à 5 ans comme le tien.. Euye 5 ans ??? Tu as un grand enfant comme ça ??

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  5. Très bel article et bien détaillé, ma maman à l’habitude de dire: « c’est un doigt tendre qui retire le trésor du trou ». Cette phrase est profonde et a transpercé mon cœur, ma vie, car pour avoir un doigt tendre pour retirer ce trésor du trou il faut justement être humble.

    Aimé par 1 personne

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