Avant je pensais que j’étais quelqu’un de non violent…. Ça c’était avant…

Vous êtes sur le tchoupinov, c’est l’épisode 2, de la saison 4 du Blog Contest et le thème est « Violence de couples« .

violence-psychologique 2Il y’a quelques années, j’ai balancé une gifle à celle qui était alors ma copine à ce moment. Je ne vais pas m’attarder sur les circonstances qui m’avaient conduit à un tel acte… Enfin si. En gros, je l’avais trouvé en plein acte, avec quelqu’un d’autre. Oui. On ne sait jamais comment réagir face à certaines situations jusqu’à ce qu’on se retrouve confronté à ces situations. Je ne me rappelle plus de l’échange qui a suivi, mais la gifle est partie toute seule. Ce qui bizarrement ne nous a pas empêché de terminer la soirée ensemble… Mais ça c’est une autre histoire…

Je me connaissais beaucoup de défauts, mais pas celui là

Sur le coup, j’avoue que ça m’a marqué. Moi tchoupinov, le tchoupi doudou, tchoupi doudoustique, toujours souriant, blagueur! Le garçon le plus sympa que vous connaissez… qui gifle une fille. Je me connaissais beaucoup de défauts, mais pas celui là. Les seules fois où j’avais eu à lever la main sur une fille, c’était dans mes bagarres d’enfant avec ma petite sœur Ed, et en plus c’est même elle qui avait gagné. (Ed je t’aime quand même).

Je dis donc que ça m’a particulièrement marqué. C’est vrai que c’est bizarre, d’être affecté, alors qu’on est celui qui porte le coup. Je me suis dit voilà, je suis devenu comme les mecs qu’on voit dans New York Police Judiciaire, les mecs qui bastonnent leurs compagnes. Et d’après les témoignages de New York Police Judiciaire ça commence toujours par une gifle.

Une fois au calme, je me suis dit qu’il n’était pas bien pour moi de continuer à rester avec quelqu’un capable de me pousser à un tel extrême de ma personnalité. Je me suis mis à lire sur la violence, je voulais savoir si mon acte faisait de moi quelqu’un de violent, et c’est là que j’ai découvert que dans mes relations amoureuses j’avais souvent fait preuve de violence et pas de pour les raisons auxquelles je pensais… Ça s’appelle de la violence psychologique.

Le contrôle

A une période de ma vie, il m’est arrivé de vouloir à tout pris contrôler… J’avais fini par devenir un mini taliban. Le genre de situation qui m’a également fait comprendre qu’il valait mieux que j’arrête cette relation et je passe à autre chose. Parce qu’à partir du moment où vous vous mettez à contrôler ce que l’autre porte, ce que l’autre fait, les messages qu’il reçoit… Alors soit vous avez un gros problème de confiance, soit vous plongez dans la psychose. Dans les deux cas, vous traumatisez votre partenaire: c’est de la violence.

Le claquage de porte et le raccrochage au nez

A y regarder de près je ne suis pas un adepte du claquage de porte. Ce n’est pas quelque chose que je fais souvent. En même temps, il y’a de quoi. Si en claquant la porte, quelque chose se casse, il faudra payer, donc… Par contre pour ce qui est du raccrochage au  nez je l’ai longtemps pratiqué. Et pourtant ça fait de ces petites choses qui frustrent et qui font mal. Parfois même j’appelais seulement pour raccrocher. Oui je sais je suis mauvais. Avec le temps, et après avoir aussi subi quelques raccrochages au nez qui sont mal passés, j’ai décidé de mettre en pratique le dicton qui veut qu’on ne fasse pas aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse, donc j’ai arrêté.  Maintenant je dis au moins au bye avant de raccrocher au lieu de couper l’autre en pleine conversation.

L’ignorance et l’indifférence

« Je vais t’ignorer tellement fort que tu vas douter de ton existence« . Ça c’est l’une des choses à même de traumatiser quelqu’un. Vous aimez quelqu’un pour qui vous êtes prêts à tout. Vous avez une mésentente ou un problème et subitement il disparaît… de votre vie! Il ne vous barre pas, il ne rompt pas. Non. A y regarder de près, en fait il est même toujours dans les parages. Il tape les divers dans les groupes Whatsapp ou vous êtes ensemble, rigole sur Facebook et tweete à tout va. Mais il ne vous écrit plus, ne vous parle plus… Bref, pour lui vous n’existez subitement plus, alors qu’il est, du moins était jusqu’à vos problèmes, la personne avec qui vous vous sentiez le mieux dans ce monde. Celle avec qui vous partagiez tout. Et oui, je reconnais, il m’est arrivé de le faire plein de fois. Vu ce que l’autre endure de ce fait, c’est effectivement de la violence psychologique.

Le dénigrement et le mépris

Je ne saurais ne pas parler du dénigrement et du mépris. Ces deux actes ne font pas partie de ma personnalité. Mais étant donné que c’est des formes grave de violence psychologique, je ne pouvais ne pas en parler. Quoi de pire que de se faire humilier ou ridiculiser par la personne qu’on aime? Comment peut’on lui dire ou lui montrer qu’il ne vaut rien, qu’il ne sait rien faire, etc? C’est vrai que c’est méchant! C’est violent ! Très violent!

En général, les gens qui sont en couple, le sont parce qu’elles sont amoureuses. Je précise bien en général, parce qu’on sait tous que pour les panthères et les gigolos, c’est une autre affaire. Donc être en couple, c’est en quelque sorte montrer à l’autre qu’on tient suffisamment à lui pour être affecté, voir traumatisé par des choses qui dans d’autres circonstances, nous laisseraient indifférentes. C’est montrer nos faiblesses à l’autre et lui donner la possibilité de l’utiliser contre nous.

Chez nous, tant qu’on ne voit pas le coup de point, ça ne compte pas!

Tous ceux qui ont déjà été en couple un jour ont sûrement à un moment ou un autre recouru à une de ces formes de violence, probablement dans un moment de colère. Mais ça ne change rien. La différence entre la violence physique et la violence psychologique, c’est qu’au moins lorsqu’on reçoit un coup, on sait de quel côté, il faut faire le pansement. Par contre il est plus compliqué, d’évaluer les dégâts causés par un acte de mépris. Les pays développés, eux ont déjà compris l’importance de ce volet psychologique. D’ailleurs vous remarquerez qu’il y’a toujours des cellules psychologiques qui sont mis en place en cas de drame pour accompagner les victimes et leurs familles. Chez nous, tant qu’on ne voit pas un coup de poing passer, ça ne compte pas… Et encore que!

Par exemple, si au lieu de donner un petit coup de pied (il ne l’a même pas bien botté), Koffi Olomide avait traité sa danseuse de Sale pute… Ses différents concerts auraient’ils été annulés? On ne le saura jamais, mais je suis prêt à parier que ça n’aurait pas été la même histoire.

Pour en revenir à moi. Finalement cette mauvais expérience m’aura énormément servi. Ça m’a permis de comprendre que la violence ne se limite pas seulement à ce qu’on voit. Au contraire, la violence la plus dangereuse, c’est celle que nous ne voyons pas, parce qu’au moins lorsqu’on voit, on peut venir en aide à la personne. Un peu comme on a fait avec la danseuse de Koffi. 🙂

D’ailleurs pour tous ceux qui comme moi sont fans de Esprits Criminels, vous remarquerez que la plupart de ces tueurs ont été victime de violence non pas physique, mais psychologique. J’espère que vous vous en souviendrez avant de traumatiser vos chauds et vos chaudes n’importe comment!

Xstian Tchoupi


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Thx d’avance!!! 😉

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31 commentaires

  1. Tu es presque mon jumeaux. Je suis passé maîtresse en disparuton .option profil très très bas . Très belle article j »ai beaucoup rigolévolué avec l’affaires de New York police judiciaire.

    Aimé par 1 personne

  2. Pourquoi j’ai l’impression que ce n’est pas vraiment ton histoire? Looool
    Dans tous les cas tu as 100% raison quand tu dis qu’ici chez nous tant qu’on ne voit pas le coup de poing on considère qu’il n’y a pas de violence!

    Essayons chacun à son niveau de limiter les occasions de violence physique ou psychologique.

    Article très bien écrit, comme d’habitude.

    Aimé par 1 personne

  3. Salut, je n’ai pas encore tout lu, pourtant le paragraphe sur « Le controle » m’a interpellé. Pour avoir partagé des moments avec quelqu’un dans ces conditions, je croyais avoir eu tord dire un jour ou j’etais a bout de nerf « Tu manques de confiance en toi » … Bref . Merci
    Je reviens pour la suite

    Aimé par 1 personne

  4. Chapeau! article très percutant!
    L’éventail cynique de la violence conjugale aurait toutefois pu être encore plus spécifié. En effet, ces voies de fait ,en plus d’être physiques(coups,strangulation,etc…),psychologiques(humiliation, chantage affectif,etc….) peuvent aussi être verbales(menaces,injure,etc….),sexuelles(viol conjugal, agression sexuelle),économiques(interdiction de travailler par exemple).
    La violence physique installe un rapport de force pour térroriser,détruire,les autres violences sont efficaces pour soumettre, dominer, asservir…Toutes ces formes d’agression, pas toujours de portée égale, mène à la même catastrophe: l’altération de la santé physique et mentale de l’autre.
    Malgré l’évidence odieuse, aucune société n’a réellement pris en compte cette violence au-delà des coups, pas moins chez nous qu’ailleurs. En France par exemple, ce n’est qu’en 2010 que le code pénal a intégré le délit de violence psychologique dans les couples et il faudra plusieurs années pour voir la conscience collective l’assimiler ,aujourd’hui très très peu de plaintes s’en inspirent .
    Aussi, même s’il n’y a point d’échelle dans la monstruosité,s’il faut oser une hiérarchisation(pernicieuse à mon avis), l’agression physique est ,à mon sens ,la pire de toutes. La psychologique se nourrit des failles(de l’inconfort du soi) de la victime pour s’établir, elle a nécessairement besoin d’un terreau de fragilité pour prospérer, elle devient inefficace et vaine quand la paix intérieure de l’autre lui ferme tout accès à son âme.Ainsi,sans l’ écho diabolique des blessures profondes bien refermées désormais, cette violence ne fera plus qu’une seule victime: son auteur, la violence physique ,elle ,n’ouvre pas à cette possibilité. Mais ,en réalité toutes se valent en abomination.
    Je soutiens mordicus qu’après la première gifle, toute histoire se doit de se refermer, de s’arrêter, mais c’est rarement le cas, on la continue sans se rendre compte qu’elle est creuse, vide,morte…C’est l’illusion de la possession qui, malicieusement se pare des habits purs de l’amour et ravitaille de son énergie morbide tous ces pièges conjugaux.
    yako pour la longueur, j’écris comme ça me vient et sur ce sujet, je n’ai hélas pas pu faire plus court, pas le temps de relire ou de corriger.

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    1. loooooooooooooooooooooooollllll!!! De toute façon toi tu es un écrivain dans l’âme! 🙂
      C’est vrai que dans toute cette abomination la violence physique est la pire parce qu’effectivement elle ne laisse pas d’option à l’autre, alors que dans la violence psychologique ou financière (c’est vrai que celle là j’y avais pas pensé), l’autre peut résister!
      Bon naturellement mauvais comme tu es, tu profites pour tacler au passage l’amour!! Hahahaha! Thanx pour le partage!! Un de ces 4 je vais faire une revue de tes commentaires sur tous les sujets là!

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  5. Sujet intéressant et très actuel, chez nous, cette violence elle n’est pas que dans le couple. Entre amis tres souvent on se dit des choses qui humilient, blessent, et parfois influencent négativement le cours de la vie de nos amis, sans qu’on ne se rendent compte.
    On se dit souvent que c’est rien, « tu es fou », « ah tais toi, dis donc. », « tu me sers a quoi »….
    Une amie m’a dit un jour, que je chante comme une casserole, et j’y ai cru, 15ans plutard, il s’avere qu’en fait je chante très bien et mène meme les chants de groupe…
    Bref! Super article!

    Aimé par 1 personne

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