1er Job – 1ère partie

Tous ceux qui travaillent se souviennent de leur premier boulot. D’ailleurs est ce vraiment possible de ne pas s’en souvenir. Je ne parle pas de premier stage, mais de premier boulot, celui là même qui nous fait basculer définitivement dans le monde des « grands », celui qui est censé nous permettre de nous prendre en charge, de payer nos factures, de commencer à nous bâtir une vie, de venir en aide aux parents, à la famille, etc. S’il y’a une chose qui est sûre, c’est que nous n’avons pas tous pris le même chemin vers ce premier boulot. Pour certains, le parcours qui y menait était plus parsemé d’embûches que d’autres; en ce qui me concerne, voici mon histoire.

Avant toute chose, re-situons le contexte. J’ai fait l’université catholique, oui la fameuse Kto. Un peu comme pour Libermann, ceux qui me connaissent savent que c’est quelque chose que je ne crie pas sur les toits. Je ne ressens pas une fierté particulière d’avoir fait des écoles de vantards, ce d’autant plus que ça ne m’a en rien facilité la tâche dans la recherche du boulot. Quand tu as fait la Kto, tu trouves vite le travail, disaient-ils… Mon oeil oui!

Ceci dit, avant que n’arrive le moment de choisir son université je n’en a avais jamais entendu parler. En même temps, je n’étais pas le collégien le plus sérieux qui soit, le genre de collégien qui a réfléchi sur son avenir et a fait des recherches pour savoir lesquelles des universités ont les cursus qui l’intéresse. Moi j’avais opté pour une approche plus sophistiquée : j’avais simplement demandé à mes amis, ce qu’ils avaient choisi. 😅 Eh oui, on ne réinvente pas la roue. Donc j’ai fait comme tout le monde ou presque. Je ne savais même pas que la pension y coûterait tellement cher que mes parents allaient avoir du mal à couvrir toutes les charges qui allaient avec. Ça je ne l’ai découvert que lorsqu’il a fallu s’inscrire. Je me souviens encore de la tête qu’a fait mon père. Le pauvre était régisseur d’un marché de la place, un emploi précaire qui ne lui donnait pas une grande marge de manoeuvre.

Puis un jour, mon père m’appelle tout heureux. À l’époque j’étais en vacances chez un de mes oncles, je bossais dans son snack bar (oui, vous n’avez même pas idée de tout ce que j’ai pu faire dans ce dehors). Bref, il m’appelait pour m’annoncer qu’il avait été contacté par Mr Guy Tiyon (impossible d’oublier le nom de son sauveur son nom), responsable des affaires sociales ou quelque chose du genre, qui était passé le voir à la maison. En gros, en tant que major du concours de l’Université Catholique (oui, oui, simplifiez moi toujours), j’avais droit à une bourse, et il venait d’abord s’assurer que j’étais d’une famille modeste, ce qui ne fut pas bien compliqué à vérifier. Une bourse qui a fait du bien; en plus de ne pas payer en totalité la pension, j’étais logé gratos sur le campus et j’avais droit à des tickets resto chaque mois. La dolce Vita! 😎

Soyons honnêtes, je n’étais pas un étudiant modèle. Malgré les listes de présence et tous les contrôles mis sur pied, j’allais très peu en cours, pourtant de ma chambre j’arrivais à voir les salles de cours. 😅 Comme si ça ne suffisait pas, je passais mon temps à copier les devoirs à la dernière minute (Carole et Blandine bisous 😙😙😙). Le pire dans l’histoire c’est que non seulement je copiais les devoirs mais en plus, le lendemain je n’allais même pas en cours donner ma feuille, j’envoyais encore ça par mes voisins (quand eux même partaient en cours hein), sinon les filles chez qui on avait copié, allaient déposer nos feuilles pour nous (Carole et Blandine RE bisous 😗😗😗😗).

Ceci dit j’étais loin d’être un idiot, en plus d’être régulièrement parmi les meilleurs. Je n’ai jamais eu à faire le rattrapage, du moins une seule fois, c’était lors de ma dernière année. Mais franchement, quand une matière s’appelle économétrie, tu ne vas pas avoir 6 de moyenne dessus comment? D’ailleurs, même après le rattrapage, je n’ai pas pu avoir la moyenne! 🚮🚮🚮

Toujours est-il que j’ai pu soutenir mon mémoire quelques mois plus tard et me lancer enfin dans le monde du travail… Bon quoi que finalement, ça a pris presque 8 mois, à tel point que dans mon « cherchage » du travail, j’ai même rencontré le Cardinal Christian Tsumi…

Asseyez vous tranquillement et commandez un foléré (je vais payer). Comme on dit dans les grans clips… « To Be Continued« .

Xstian Tchoupi

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